Comment préparer son aîné à l’arrivée d’un bébé ?

Si vous êtes à nouveau enceinte, vous vous demandez sûrement comment va réagir votre enfant. En effet, lorsque la famille va s’agrandir, les questions sont nombreuses. Alors comment préparer son aîné à l’arrivée d’un bébé ? Comment lui annoncer la nouvelle et l’aider à trouver sa place de grand sans qu’il se sente délaissé ? Découvrez quelques pistes de réflexion qui j’espère, pourront vous aider à aborder cette nouvelle étape sereinement.

Préparer l'aîné à l'arrivée de bébé

L’arrivée d’un deuxième enfant est souvent source de beaucoup de bonheur au sein d’une famille. Cependant, c’est aussi un immense bouleversement, pour les parents tout comme pour l’aîné. Il va falloir trouver un nouvel équilibre familial où chacun se sentira bien à sa place. Parfois, c’est évident. Parfois moins. Il peut être difficile pour l’aîné de ne plus être le seul à avoir l’attention de ses parents. C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de le préparer à ce changement durant la grossesse. Alors, concrètement, comment on s’y prend ?

Préparer son aîné à l’arrivée d’un bébé dans la famille

Annoncer la grossesse à son enfant pose souvent de nombreuses questions pour les parents : comment lui dire ? Comment va t-il réagir ? Il sera ensuite important de l’aider à se projeter au fil des mois, selon ses besoins, afin de faciliter la rencontre avec le bébé. Chaque enfant est différent et a sa propre sensibilité donc comme pour tout, observez les signes qu’il vous envoie.

Quand et comment annoncer la grossesse ?

Porter à nouveau la vie est bien souvent une immense joie pour les futurs parents. Avoir envie de partager cette nouvelle avec l’ensemble de la famille est donc tout à fait compréhensible. Cependant, mieux vaut attendre un peu (3, 4 ou 5 mois) avant d’en parler à votre premier enfant. En effet, selon son âge, cette grossesse risque d’être trop abstraite pour lui. De plus, il n’a pas la même temporalité qu’un adulte. Neuf mois, c’est extrêmement long pour un enfant. Lorsque la grossesse commencera à être perceptible, il vous posera sûrement des questions. Ce sera le bon moment pour lui dire, pour verbaliser ce qui va se passer dans votre famille. S’il est encore petit, il retournera sûrement rapidement à ses occupations, ne soyez pas surpris, c’est plutôt normal. À vous de vous adapter à son âge et à son degré de compréhension. N’hésitez pas à vous servir des livres qui sont toujours un excellent support pour ouvrir la discussion. Il peuvent être relus au fil de la grossesse et des interrogations.

Il arrive parfois que certains enfants, très jeunes, devinent la grossesse avant même que ses parents lui aient annoncé. Ils perçoivent, en effet, des changements (même infimes) dans le comportement de leur mère, ce qui peut les inquiéter. Dans ce cas, dites-lui ce qu’il se passe sans attendre afin de le rassurer, même si vous n’êtes qu’au début de votre grossesse. De même, si vous avez beaucoup de nausées ou que vous devez être alitée, n’hésitez pas à lui expliquer pourquoi, surtout s’il pose des questions.

Valoriser sa place d’aîné et l’aider à se projeter

Pour accompagner au mieux votre enfant pendant la grossesse, il va être important de commencer à créer le lien fraternel, tout en valorisant sa place d’aîné. Dites-lui que lui aussi a été dans votre ventre, comme le bébé et que c’est grâce à lui que vous êtes devenus parents. Montrez-lui des photos de lui bébé et racontez-lui sa naissance. Adaptez votre discours à son âge. Rassurez-le sur sa place : personne ne prendra la sienne. Vous pouvez, par exemple, lui expliquer de façon imagée que votre famille ressemble à une bulle d’amour où actuellement chacun à sa place. Cette bulle va s’agrandir pour le bébé afin de lui faire une place à lui aussi. Assurez-lui qu’il aura toujours un rôle important et que maintenant, ce sera lui le plus grand.

Évitez de lui parler trop souvent de l’arrivée du bébé afin de ne pas le perturber dans son quotidien. Attendez plutôt que les questions viennent de lui et soyez attentif aux signaux qu’il vous envoie. Essayez autant que possible de ne pas trop changer ses habitudes. Et si vous êtes fatiguée ou s’il y a des choses que vous ne pouvez plus faire (comme le porter par exemple), n’évoquez pas le bébé. En effet, si votre enfant sait qu’il ne peut plus être porté « à cause » du bébé, il risque de lui en vouloir avant même qu’il ne soit là. Donc, attention à la manière dont vous formulez les choses. De même, demandez aux adultes qui vous entourent (grands-parents, oncles, amis, professionnels de la petite enfance…) de toujours prendre de ses nouvelles avant de demander comment va le bébé lorsque vous vous rendez chez eux. En effet, il est là et il a besoin qu’on s’intéresse en priorité à lui.

Amener son enfant à l’échographie, bonne ou mauvaise idée ?

Si cette idée peut être séduisante pour certains parents, il est important de se rappeler qu’il s’agit d’un acte médical très important. Il nécessite de la rigueur et de la concentration de la part de l’échographe qui engage sa responsabilité sur le dépistage de malformations ou de pathologies. C’est d’ailleurs pour cette raison que de nombreux cabinets/maternités refusent la présence d’un enfant pendant l’échographie. De plus, le bruit des machines, le médecin ainsi que la sonde sur le ventre de sa mère, peuvent être vraiment stressants pour lui. N’hésitez pas, cependant, à partager avec lui les clichés du bébé ou à lui montrer un petite vidéo si vous avez pu filmer l’écran pendant l’examen.

Comment faciliter la rencontre ?

Préparer son aîné à l’arrivée d’un bébé, c’est aussi anticiper l’organisation au moment de l’accouchement. Les dernières semaines avant la naissance, vous pouvez commencer à lui parler du séjour à la maternité. Ce moment peut être assez anxiogène pour lui : il ne sait pas où vous serez, il ne pourra pas vous voir alors qu’il a besoin de vous. Cette séparation peut être source de stress pour lui. Expliquez-lui comment ça va se passer et qui va le garder lorsque le moment sera venu. Afin de le rassurer, vous pouvez dessiner sur une feuille la maison et la maternité. Collez ensuite une petite photo de chaque personne à l’endroit où il sera au moment de la naissance. Cette activité visuelle l’aidera à se projeter et à se sentir en sécurité. Les jeux de rôle ou d’imitation peuvent aussi être intéressants avant mais aussi après la naissance : poupée, figurines…

Vous pouvez proposer à votre aîné de choisir un petit cadeau qu’il offrira au bébé lorsqu’il sera né. C’est une bonne idée pour commencer à construire le lien fraternel. N’hésitez pas aussi à préparer pour lui une boîte contenant quelques surprises qu’il pourra découvrir au moment où vous serez partis à la maternité.

Si votre enfant ne peut pas se rendre à la maternité pour vous rendre visite (ce qui est fort probable au vu des conditions sanitaires actuelles), n’hésitez pas à faire des visios. Vous pourrez lui montrer le bébé et le rassurer. Si vous voir est trop difficile pour lui, ce qui arrive parfois, attendez d’être de retour à la maison ou privilégiez le téléphone.

Comment gérer les éventuelles régressions et les jalousies ?

À la naissance, il est possible que votre enfant régresse un peu. Il va de nouveau vouloir un biberon alors qu’il n’en avait plus ou alors, il va vouloir être davantage à bras ou développera quelques difficultés de sommeil. C’est normal, il va chercher à retrouver cette place de tout petit, à être au centre des attentions et des soins. L’arrivée du bébé réactive son propre vécu, il n’y a donc pas à s’inquiéter de ces régressions. Cela passe en général très vite, mieux vaut donc ne pas insister sur ses changements de comportement. Ce temps d’adaptation lui est nécessaire. Cependant, si cela dure trop longtemps, n’hésitez pas à en parler aux professionnels de santé qui gravitent autour de vous (infirmière puéricultrice, sage-femme, pédiatre, médecin…).

Mettre en place des temps de qualité et valoriser ses acquis

Veillez à être toujours disponible pour lui et à lui accorder du temps de qualité. Il a besoin de se sentir aimé pour être en sécurité affective. Demandez de l’aide à votre entourage pour vous libérer un peu de temps, surtout si votre bébé pleure beaucoup et que vous vous sentez dépassés. N’hésitez pas à valoriser régulièrement son statut d’aîné, ses compétences, à lui montrer que sa place est différente de celle du bébé. S’il se montre un peu jaloux, rassurez-le sur sa place dans la famille. Oui, le bébé demande beaucoup d’attention mais avec lui, vous pouvez partager d’autres moments, faire des jeux, lire de livres, faire du vélo… Quand le bébé dort par exemple, proposez-lui de cuisiner avec vous, tout en valorisant ses acquis : « toi, tu sais faire la cuisine alors viens, on va aller préparer un bon gâteau ensemble ».

Lorsque le bébé est éveillé, demandez-lui s’il a envie de venir le voir pour lui faire un câlin ou lui chanter une chanson mais n’insistez pas s’il n’est pas d’accord. Les moments de complicité vont se mettre en place naturellement, au fil du temps. Enfin, veillez à ce que son entourage proche (crèche, école, famille) ne lui parle pas sans arrêt du bébé. Il a besoin de profiter de son espace de vie comme avant.

Article rédigé par Marie Mourot & ParlonsBambins / Publié le 18 janvier 2022

Crédit photo : pexels.com / © pixabay

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