Diversification alimentaire à 6 mois : comment s’y prendre ?

Vous avez commencé à introduire les fruits et légumes dans l’alimentation de votre enfant et vous vous demandez comment poursuivre la diversification alimentaire à partir de 6 mois ? Ou alors vous allez seulement débuter maintenant ? Découvrez quels aliments introduire à cet âge là, en quelle quantité et quand commencer les morceaux.

diversification 6 mois

À partir de 6 mois, votre bébé va diminuer progressivement ses quantités de lait tout seul. Il va se stabiliser autour de 500/600 ml par jour. Cet apport de lait est essentiel pour lui et il est important de le maintenir au moins jusqu’à ses 12 mois. Malgré tout, le lait seul ne va pas suffire à combler ses besoins en fer et acides gras désormais plus importants. L’apport de lipides et de protéines devient donc indispensable, en plus du lait maternel ou infantile. C’est le bon moment pour commencer à introduire la viande, le poisson, les œufs et les légumineuses. L’ajout de matières grasses est aussi essentielle.

Diversification alimentaire : quels aliments introduire à 6 mois ?

Il n’est pas toujours évident pour les jeunes parents de savoir à quel moment introduire de nouveaux aliments dans l’alimentation de leur enfant ni comment le faire. Débuter la diversification alimentaire peut être aussi source de stress, notamment quand il faut commencer à lui proposer des morceaux. Alors, concrètement, comment on s’y prend ?

Introduire les protéines

Les protéines, nécessaires à l’organisme, sont d’abord apportées par le lait maternel ou infantile, puis, à partir de 6 mois, également par les viandes, les poissons, les œufs et les légumineuses. Ces protéines sont indispensables pour votre bébé car elles interviennent dans la formation osseuse et musculaire. Elles apportent également beaucoup de vitamines et de fer, essentiels à son bon développement. Les poissons gras, quant à eux, sont aussi sources d’acides gras essentiels nécessaires au bon fonctionnement du cerveau et du système cardiovasculaire.

En quelle quantité ?

Entre 6 et 8 mois, il est important de ne pas dépasser 10 g de viande ou de poisson par jour ou 10 à 30 g de légumineuse car les reins de bébé sont encore immatures. De plus, cela peut être difficile à digérer au début donc n’hésitez pas à faire des pauses quelques jours si vous sentez qu’il ne digère pas bien. Vous pourrez ensuite augmenter progressivement les quantités, en fonction de son appétit.

Proposez à votre enfant une seule source de protéines (viande, poisson, œuf ou légumineuse) par jour et à un seul repas uniquement. Mixez-la très finement au début puis comme pour les quantités, faites évoluer sa texture au fur et à mesure que votre enfant grandit (moulinée puis morceaux).

Quelles sources de protéines privilégier ?

Il va être important de varier les sources de protéines que vous proposez à votre enfant. En effet, chaque aliment a des qualités nutritives intéressantes, bénéfiques pour lui. Vous pouvez donc lui donner de la viande rouge ou blanche. Le jambon blanc peut être proposé mais essayez d‘éviter autant que possible les charcuteries, trop grasses et trop salées pour lui. Veillez également à toujours bien cuire les viandes, le poisson et les œufs (la viande crue, tout comme le poisson cru ou fumé, est déconseillée chez le jeune enfant). Côté poisson, privilégiez les poissons gras ou maigres (sardine, saumon, maquereau, colin, cabillaud…). N’hésitez pas aussi à proposer à votre bébé de l’œuf : dur pour commencer, ¼ environ. Les légumineuses sont également une source de protéines très intéressante, à ne pas oublier : pois chiches, lentilles, haricots…

Les aliments frits ou panés sont à éviter car ils contiennent beaucoup de mauvaises graisses. De plus, votre enfant risquerait de s’y habituer. Pour donner davantage de goût à la cuisine de bébé, n’hésitez pas à varier les huiles, les herbes, les épices

Pourquoi les matières grasses sont essentielles ?

Appelées également lipides, les matières grasses ont une place très importante dans l’alimentation de votre enfant. Présentes dans le lait maternel et dans le lait infantile, elles assurent son bon développement grâce aux nombreuses vitamines et acides gras essentiels qu’elles contiennent. Lorsque votre enfant commence à diminuer ses quantités de lait, il est donc indispensable d’ajouter un peu de matière grasse dans son alimentation. Vous pouvez alterner les huiles végétales (colza, olive, tournesol, noix, soja…) ou choisir un mélange déjà tout fait contenant plusieurs huiles (attention certaines huiles se conservent au frais). Une cuillère à café par repas suffit. Il est également possible d’ajouter de temps en temps, une noisette de beurre à la place. Afin de conserver toutes ses qualités, ajoutez la matière grasse crue, en fin de cuisson.

Pour le goûter, il est également important de conserver cet ajout de matières grasses. Misez dans ce cas sur les purées d’oléagineux (amandes, noisettes…). Ajoutez par exemple une cuillère dans sa compote ou proposez-lui directement à la cuillère. Attention, il est important de donner à votre enfant la même purée d’oléagineux pendant trois jours afin de vous assurer qu’il n’y est pas allergique, surtout lorsqu’il s’agit d’un allergène majeur.

Quand proposer des féculents ?

Lorsque votre enfant commence à se déplacer, vous pouvez commencer à lui proposer des féculents (plutôt en journée), sources d’énergie. Cela comprend la pomme de terre, la patate douce et les céréales. Comme pour tout, n’hésitez pas à varier les féculents que vous lui proposez.

Introduire les morceaux

Donner des morceaux à votre enfant est important car cela participe à son éveil culinaire. De plus, cela favorise également son panel alimentaire de bébé, mais aussi celui du futur adulte qu’il deviendra. En effet, c’est avec ses sens (vue, odorat, toucher) que bébé devient acteur de son repas.

Quand commencer ?

L’idéal est de commencer à introduire les morceaux entre 6 et 9 mois. En effet, un enfant a besoin de développer sa capacité masticatoire avant l’âge de 1 an. Au delà, l’enfant risque de gober, et donc d’avoir une sensation de satiété plus tardive, avec les risques que cela peut entraîner. Il va manger plus, en plus grande quantité, ce qui peut être un facteur d’obésité.

Comment s’y prendre ?

Commencez par proposer des gros morceaux fondants (patate douce, poire bien mure…) à côté d’une purée lisse par exemple. Il est important que les morceaux soient biens mous et qu’ils se transforment en purée une fois dans la bouche. Cela permet au bébé d’écraser l’aliment entre sa langue et son palais. Mieux vaut proposer des morceaux assez gros afin qu’il puisse les prendre dans sa main et les mettre en bouche lui-même. Puis progressivement, il sera possible de proposer des morceaux plus petits et plus durs. Mélanger des morceaux dans une texture lisse n’est pas une bonne idée car bébé peut être surpris et cela peut entraîner des blocages. S’il manipule plus les aliments qu’il ne les met en bouche, ne vous inquiétez pas, c’est un passage obligé. Il a besoin de voir, de toucher l’aliment avant de la goûter.

Dans quelles conditions ?

Idéalement à la maison car le cadre est rassurant. Le parent est présent et cela met en confiance le bébé. Cela peut-être le week-end pour commencer mais aussi la semaine ensuite. Ce qui est important, c’est la régularité. Il est tout à fait possible de proposer un repas avec des morceaux hors temps de garde (matin ou soir).

Proposer un repas avec des morceaux juste après le réveil (sieste ou nuit) peut être intéressant car il aura, à ce moment là, une capacité de concentration maximale. C’est important car il s’agit au début d’un véritable apprentissage qui lui demande beaucoup d’efforts. De plus, il aura meilleur appétit. Privilégiez enfin un espace neutre, avec le moins de distractions possibles (bruits, écrans, couverts ou jouets sur la table…).

Dès que son rythme le permet, n’hésitez pas à partager vos repas ensemble, en famille. Il pourra ainsi reproduire vos gestes, par mimétisme.

Vous souhaitez être accompagné(e) lors de la diversification de votre bébé ?

Si vous ressentez le besoin d’être accompagné(e) durant cette période, n’hésitez pas à découvrir mon atelier sur la diversification alimentaire. Il comporte 15 vidéos, à visionner chez soi, à son rythme pour mieux comprendre la diversification et trouver des réponses à ses questions. Si vous le souhaitez, je peux aussi vous proposer un accompagnement individuel afin de faire le point ensemble. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec moi.

Cet article a été rédigé par Marie Mourot & ParlonsBambins / Publié le 15 février 2022

Crédit photo : pexels.com/ © Vanessa Loring

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Partager cet article

TÉLÉCHARGEZ VOTRE EBOOK 

Les 10 questions les plus fréquentes

durant le premier mois de bébé